Halte au consensus !

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Une chose qui vient souvent titiller la fibre de la confrontation chez moi, c’est  le désir récurrent que je peux voir chez certain de chercher systématiquement le consensus en guise de réponse à une problématique donnée (par exemple : décider de l’allocation de ressources au sein de l’entreprise – “combien de postes pour toi? et pour moi? Attendez, attendez, je pensais être prioritaire cette année?!”).

 Que de temps et d’énergie perdus ! Que de frustration et d’agacement générés par un processus fastidieux!

Le consensus, selon le Larousse c’est “l’accord du plus grand nombre”.

Autant dire que le consensus est une solution “moyennisante”, presque de nivellement par le bas, qui n’apporte la plupart du temps de satisfaction à personne.

La recherche du consensus est plutôt une guerre froide qu’une déclaration d’amour

  • chacun fait l’état de ses forces, de ses alliances et de son pouvoir
  • puis élabore une stratégie de négociation qui va lui permettre de ne pas trop céder 
  • et se lance dans la bataille du consensus avec le désir affiché de faire un pas vers l’autre sans perdre un pouce de terrain.

C’est à qui sera le plus consensuel, tout en reprochant à l’adversaire de ne pas faire assez d’effort pour l’être aussi.  Je vous laisse imaginer le temps consacré aux débats destructurants, aux croches-pattes intellectuels, aux pinaillages sémantiques (et c’est un pro qui vous parle).

Blague à part, la recherche du consensus est un processus statique.  On essaye tous de se retrouver “au milieu”. Et comme le consensus c’est “l’accord du plus grand nombre”, ceux qui ne sont pas d’accord n’ont d’autre choix que de se rallier à la majorité qui, elle, se retrouve avec une proposition dégradée.

Le consensus ne satisfait donc la plupart du temps personne et ne change pas grand chose au rapport des forces.  C’est pourquoi il finit souvent par être abandonné en rase campagne comme une bonne vieille promesse électorale par ceux-là même qui le portaient aux nues la veille.

Remontez d’un cran, cherchez la convergence

C’est pour cela que je conseille plutôt aux dirigeants de laisser tomber la recherche du consensus et de faire travailler leurs équipes sur la poursuite de convergence, qui est un processus dynamique de  recherche d’identité de vues, de pensées.

Là où le consensus nous fait opérer des mouvements latéraux, la convergence nous fait opérer un mouvement vers le haut, comme si nous grimpions tous ensemble vers le sommet d’une pyramide, chacun sur une face de celle-ci.

En fait, c’est exactement comme cela que ça fonctionne :

  • e dessine une pyramide au paperboard. 
  • Les pierres à la base de la pyramide représentent les positions différentes des acteurs autour de la table. 
  • Les pierres de l’étage au-dessus représentent les points de convergence de ces positions (en clair : le ou les sens que ces positions ont en commun), 
  • et ainsi de suite, en remontant étage par étage, cran par cran, jusqu’au sommet de la pyramide où se trouve le sens ultime des actions et des prises de position de tous les interlocuteurs.

Une fois ce point de convergence posé, il n’y a “plus qu’à” (humour) redescendre les degrés de la pyramide en alignant chaque action et chaque décision, collective ou individuelle, sur le sommet.

Ainsi, pas de solution commune, mais une réponse collective. Pas d’accord mutuel, mais un engagement collectif, au service de la performance de l’ensemble.

C’est exigeant, c’est dynamique, c’est vivant!

Et vous? Plutôt consensus ou plutôt convergence? 

Vous souhaitez bénéficier de cet accompagnement ?

Si vous souhaitez être coaché individuellement, prenez dès à présent rendez-vous avec moi.

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